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30 septembre 2008
Christian BARRET, Michel ABRAM

Quand la philatélie thématique défend la carte-maximum !

Nous sommes heureux de porter à votre connaissance un article publié dans le N° 179 du bulletin de l ’A.F.P.T. qui nous donne l’occasion de remercier le président Michel Abram pour son "à propos" vis-à-vis de notre discipline.

"Un juré de l’exposition internationale de Washington m’a rapporté diverses remarques de jurés américains qui posent, à mon avis, problème.
Devant une collection, à laquelle fut attribuée une médaille de Grand Or, l’un d’eux a déclaré : "Vous donnez du grand or à ça ?!" ... en désignant une carte-maximum.
Essayons quand même de réfléchir un peu.

  • "ça" est un document qui est partie intégrante d’une classe de la F.I.P., la "Maximaphilie". Or, la philatélie thématique puise son inspiration dans toutes les classes et la présence de tels documents est incontestable. Émettre une telle opinion péremptoire semble résulter d’un raisonnement un peu rapide et peu justifié.
  • "ça", et c’est un cas habituel, permet d’illustrer un point précis du thème qui est mis en évidence car il est peu visible sur le timbre, rapport à la taille de celui-ci. C’est important pour le développement du sujet. Parfois même cela permet de rectifier un élément présenté, sur le timbre, de manière inexacte.
  • "ça" ne doit certes pas se retrouver en nombre exagéré dans la présentation et, de fait, dans la collection en question, on ne trouve que deux "ça" !
  • "ça" ne fait pas partie d’une classe banale où il suffit de trouver une carte, d’y coller un timbre concordant et d’y apposer une oblitération elle-même concordante. Certes, lors de chaque émission de timbre, sont réalisées des cartes-maximum dont le timbre est annulé par le timbre à date "premier jour".

Mais les puristes étudient la chose de plus près :

  • Ils recherchent des cartes postales concordantes non seulement avec le thème principal du timbre, un personnage par exemple, mais également avec les sujets secondaires tels sa maison natale, ses œuvres majeures, un lieu où le personnage a vécu ou travaillé.... ceci afin de sélectionner une oblitération adaptée et assez originale.
    C’est à ce niveau que la recherche est infinie et que la "dissection" de la carte-maximum révèle souvent une réflexion très poussée et la consultation d’une documentation spécialisée.
  • Ils respectent des règles très précises concernant le choix de l’oblitération du timbre pendant la période normale d’utilisation (sauf cas exceptionnel d’une oblitération tardive présentant un intérêt thématique particulièrement intéressant). Ils ne s’extasient pas devant une carte postale ancienne montrant un 20 f. "Pont du Gard" annulé du bureau de poste concerné.… mais oblitéré d’un timbre à date de 1947.
Carte Maximum. Oblitération d'époque REMOULINS, village à proximité du Pont du Gard
Carte Maximum. Oblitération d’époque REMOULINS, village à proximité du Pont du Gard
  • Ils obéissent également à des règles très précises concernant le choix de la carte support et des timbres que l’on peut utiliser.
    Tout ceci montre bien que, contrairement à l’opinion assez répandue, la carte-maximum n’est pas une "usine à devises" mais entre sans contestation dans le domaine des documents philatéliques qui sont le fruit d’une recherche et sont utiles et utilisables dans une présentation thématique.
    C’est une opinion que les jurés thématiques doivent défendre en valorisant spécialement les cartes maximum qui montrent une recherche réelle."
Michel ABRAM, président de l ’A.F.P.T.
(au moment où il écrivait cet article)

Voir en ligne : Le site de l’A.F.P.T.

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