AGENDA : 02.12.2017 AG des MF à Vincennes !

Les Maximaphiles Français
1 timbre + 1 carte postale + 1 oblitération... La maximaphilie, une passion !

Categories

Accueil > Approfondir > Idées de collection > Maximaphilie et préhistoire

4 octobre 2008
Christian BARRET, Jean MOHY

Maximaphilie et préhistoire

À l’occasion de l’émission du timbre sur la Grotte de Rouffignac, Jean MOHY nous entraîne sur les pas de nos ancêtres très lointains que furent l’homme de Tautavel, l’homme de Néandertal, etc… Un vrai régal !

[violet]I- LES TEMPS PRÉHISTORIQUES

violet]

La Préhistoire débute avec les premières traces laissées par des êtres humains et se termine avec l’apparition de l’écriture. Les évaluations actuelles lui attribuent une durée d’environ deux millions d’années.

La pierre a été l’un des premiers matériaux utilisés par l’homme pour la confection de ses outils. Ces derniers iront en se perfectionnant et permettront d’établir les grandes divisions de la Préhistoire.

La phase la plus ancienne constitue le PALÉOLITHIQUE ou l’Âge de la pierre taillée. Plus tard, la pierre sera usée par frottements, c’est la période du NÉOLITHIQUE ou de la pierre polie. Entre les deux, s’intercale le MÉSOLITHIQUE.

Vers 2 000 avant notre ère, l’usage de la pierre régresse avec l’arrivée de nouveaux matériaux, c’est l’Âge des métaux qui appartient à la Protohistoire.

[violet]II- LES HOMMES FOSSILES DE FRANCE[/violet]

[violet]Les Hommes de Tautavel[/violet], dénommés aussi Homo erectus sont les fossiles humains les plus anciens connus de France. Vieux de 450 000 ans, ils ont été découverts dans une grotte près de Perpignan en 1967.
Leur squelette a pu être reconstitué et ils ont même eu droit à une statue (CM1). Ils ont pour outils des galets aménagés et des bifaces. Leur capacité crânienne est d’environ 1 100 cm3 et leurs morts n’ont pas de sépulture. Fait capital, ils réussiront à maîtriser le feu.

Progressivement, l’Homo erectus évoluera vers le type néandertalien.

[violet]Les Hommes de Néandertal[/violet] occupent tout le Paléolithique moyen (-100 000 à –35 000 ans). L’Homo neandertalensis possède une taille d’environ 1,55m, un front surbaissé, des arcades sourcilières proéminentes et un menton à peine perceptible.

Sa capacité crânienne est en moyenne de 1 450 cm3, par conséquent voisine de la nôtre, mais ses lobes frontaux, siège de l’intelligence, sont encore relativement modestes. Son outillage se compose de lames de silex et de pièces osseuses.
Aucune manifestation artistique ne lui est connue mais pour la première fois, les morts sont enterrés.

En dépit de leur cerveau volumineux, les Néandertaliens ne pourront pas tenir tête aux nouveaux venus, les hommes de la race de Cro-Magnon. Ils seront anéantis et disparaîtront à l’aube du Paléolithique supérieur sans laisser de descendance.

[violet]Les Hommes de Cro-Magnon[/violet] ne se différencient guère des hommes actuels. Leur cerveau est le même que le nôtre. Ce sont nos lointains ancêtres.

À partir du Paléolithique supérieur (-35 000 à –10 000 ans), ces Homo sapiens fossilis vont essaimer aux quatre coins de la planète.

Leur industrie du silex, leurs concepts artistiques témoignent de capacités intellectuelles qui s’avèrent très proches des nôtres avec nos acquis en moins.

[violet]III- PREMIÈRES MANIFESTATIONS ARTISTIQUES[/violet]

Le Paléolithique supérieur présente quatre cultures successives.

Les Cro-Magnons vont révéler leurs talents artistiques dès [violet]l’Aurignacien[/violet] (-35 000 à -28 000 ans) et leur créativité sera immédiatement spectaculaire. Les chevaux, bisons et rhinocéros qui ornent les parois de la Grotte Chauvet (Ardèche) atteignent déjà un haut degré de perfection.

[violet]Au Gravettien[/violet] (-28 000 à -22 000 ans) l’art est dominé par la statuaire féminine. Les Cro-Magnons sculptent des Vénus qui se caractérisent par une hypertrophie de la poitrine, des fesses et des hanches. Les traits de leur visage ne sont pas représentés, exception faite de la Vénus de Brassempouy (Landes) (CM2).

C’est une petite statuette de 3,8 cm taillée dans l’ivoire de mammouth sur laquelle se dessine pour la première fois un visage féminin.

[violet]Le Solutréen[/violet] (-22 000 à -18 000 ans) est surtout connu pour ses sculptures en bas-reliefs. Il se distingue également pour ses fines pointes de lances dites en "feuille de laurier" qui nécessitaient une grande habilité dans la taille et la retouche du silex.

[violet]IV- APOGÉE DE L’ART RUPESTRE[/violet]

[violet]Au Magdalénien[/violet] (-18 000 à -10 000 ans) le travail de la pierre n’a subi aucune amélioration mais l’art, sous ses formes les plus diverses, atteint un niveau inattendu de qualité.

La rigueur du climat a conduit les hommes à se réfugier dans les abris-sous-roches, les grottes et les cavernes.

C’est là, dans de vastes salles et de profondes galeries, totalement obscures, que vont s’épanouir les chefs-d’œuvre de la peinture rupestre.

Les artistes magdaléniens y travaillent à la lueur des torches.

Leur thème directeur consiste à représenter les grands mammifères qui les entourent et les inquiètent. Les Cro-Magnons sont des peintes animaliers.

[violet]La Grotte de Lascaux[/violet] (Dordogne) a été découverte en 1940 et authentifiée par l’abbé Breuil qui l’a baptisée "la Chapelle Sixtine de la Préhistoire" (CM3). Les 1 500 figures qu’elle recèle remontent à 17 000 avant notre ère. Les animaux aux têtes amincies et aux corps volumineux sont accompagnés de points et de signes énigmatiques.

Toujours en Dordogne, [violet]la Grotte de Rouffignac[/violet] (CM4) avec ses 8 km de galeries, présente un ensemble de dessins et de gravures réalisés au magdalénien moyen vers -13 000 ans.

Les figures illustrent la faune de l’époque avec ses chevaux, bouquetins, rhinocéros laineux et surtout ses mammouths.

Quant à [violet]la Grotte de Niaux[/violet] (Ariège), elle se compose de salles et de couloirs menant à une rotonde appelée salon noir. Ses parois sont ornées de bisons (CM5), de bouquetins et de chevaux (CM6) dont la finesse et le réalisme témoignent d’une certaine maestria. Ces peintures ont été réalisées 11 000 ans avant J.-C.

[violet]V- DES CHANGEMENTS ET DES INNOVATIONS[/violet]

[violet]Au Mésolithique[/violet] (-10 000 à -7 000 ans) les conditions climatiques se modifient profondément. À la période glaciaire succède un climat tempéré. La steppe fait place aux grandes forêts de chênes et de bouleaux. Les rennes et les mammouths migrent vers le Nord. Bouquetins et chamois s’installent dans la haute montagne. Dans la forêt subsistent bisons, aurochs et chevaux auxquels se joint une faune nouvelle dominée par les cerfs et les sangliers.

Les populations mésolithiques ne semblent pas avoir de préoccupations artistiques. Le temps des peintures rupestres est révolu.

[violet]Le Néolithique[/violet] (-7 000 à -2 000 ans) innove avec la pierre polie mais la grande nouveauté réside dans la pratique de l’élevage et de l’agriculture qui entraîne la sédentarisation. Les chasseurs-cueilleurs sont devenus des producteurs. À cette révolution économique et sociale s’ajoutent des techniques nouvelles comme la poterie,
le tissage du lin ainsi que l’utilisation de l’araire et de la houe.

[violet]VI- LA CIVILISATION DES MÉGALITHES[/violet]

Les Mégalithes apparaissent à partir du 4e millénaire et se maintiennent jusqu’aux environs de l’an 2 000 avant notre ère (CM7).

Ils se présentent sous trois aspects différents : menhirs, dolmens et allées couvertes. Les menhirs sont des monuments de pierre brute, dressés verticalement dont le poids peut dépasser la tonne. Leur signification n’a pas encore été élucidée. Très nombreux en Bretagne, les menhirs sont le plus souvent disposés en rangées rectilignes. Les célèbres alignements de Carnac (CM8) s’étendent sur 3 km avec 34 lignes comprenant 2 730 menhirs.

À la fin du Néolithique, vers 2 500 avant J.-C. apparaissent en Corse de mystérieuses statues-menhirs. Elles présentent un nez, une bouche et deux yeux et prennent une silhouette humaine alors que les menhirs étaient jusqu’à présent dépourvus de toute trace de sculpture. Avec ses 70 statues-menhirs, le site préhistorique de Filitosa (CM9) est l’un des plus spectaculaires de Corse.

[violet]CONCLUSION[/violet]

Durant des millénaires, l’homme a été un chasseur-cueilleur.

Au Néolithique, la condition humaine change radicalement. L’épopée des chasseurs-cueilleurs est terminée. Les hommes produisent maintenant leur nourriture et se regroupent pour former des villages. Bientôt apparaîtront les techniques artisanales du bronze et du fer, puis l’écriture et la conquête des Gaules.

Désormais, découvertes et inventions iront en se précipitant pour atteindre un rythme effréné à notre époque.

[/Jean MOHY (MF 2860)

Portfolio

L'abbé Breuil, inventeur de la grotte de Lascaux

Partager