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9 novembre 2008
Christian BARRET

Les cartes maximum : matériel pour les collections thématiques ?

Extrait de la bible du thématiste "LA PHILATÉLIE THÉMATIQUE" de Robert MIGOUX de l’A.F.P.T. (pages 92 à 94). Mis en ligne avec l’autorisation du président de l’association Jean-François DURANCEAU.

[violet]3. Le matériel philatélique[/violet]

[violet]3-3 Les documents[/violet]

Les cartes maximum

Une carte maximum est une pièce philatélique répondant à des critères bien précis qui sont définis dans les textes de la F.I.P. Il ne faut surtout pas la confondre avec un quelconque souvenir philatélique.

Elle comporte trois éléments :

  • un timbre
  • une carte postale
  • une oblitération
    qui doivent présenter entre eux le maximum de concordance de sujet, de lieu et de temps.
Les éléments de la carte maximum

Le timbre-poste en est, bien sûr, l’élément de base. C’est à partir de celui-ci que seront déterminés les choix de la carte postale et de l’oblitération. Depuis 1974, date d’adoption des statuts de la carte maximum, un seul timbre doit figurer côté vue de la carte.

Ne sont pas admis les timbres-taxe, les préoblitérés, les fiscaux, les timbres émis en violation du code d’éthique de l’U.P.U., les timbres de service, sauf ceux vendus au public (Nations-Unies, UNESCO, Conseil de l’Europe...). Sont par contre admises, les vignettes de distributeurs automatiques d’affranchissements.

La carte postale support doit présenter une illustration ayant la meilleure concordance possible avec le sujet représenté sur le timbre et non une concordance d’idée seulement.

Ainsi, un timbre ayant pour sujet principal le portrait d’un musicien célèbre appellera une carte représentant l’artiste et non pas sa maison natale ou son instrument de musique (à moins que ceux-ci figurent sur le timbre en sujet secondaire). La carte doit si possible se trouver dans le commerce ou reproduire un document préexistant et ne pas être un dessin ou montage conçu spécialement à l’occasion de l’émission du timbre, et encore moins représenter celui-ci dans son intégralité. Son format doit correspondre à la Convention Postale Universelle.

L’oblitération. Si les deux premières règles relatives au timbre et à la carte support, expliquées ci-dessus, ne posent aucun problème dans une collection thématique, la troisième, celle du choix de l’oblitération est plus restrictive .

En effet, selon les recommandations de la F.I.P. :

En plus de la concordance de sujet, d’oblitération et de date définis par les principes de la maximaphilie, ces documents doivent avoir une oblitération relative au thème étudié.

Comment doit-on comprendre ce dernier point ? Une oblitération ordinaire apposée dans la ville où est situé le monument, sujet de la carte maximum par exemple, si elle est parfaitement conforme aux statuts maximaphiles, ne suffit pas pour une utilisation thématique. Elle doit, par son texte ou son illustration, apporter un complément d’information sur le thème.

Par exemple, pour un homme célèbre, un simple cachet postal de sa ville natale, parfaitement valable en maximaphilie, sera jugé insuffisant en thématique. Dans un tel cas, on choisira donc une oblitération, soit illustrée, soit comportant un texte évoquant sa naissance ou son œuvre et qui pourra être une oblitération temporaire ou une flamme.

En outre, les Directives, art.3.2.3. précisent :

L’usage des cartes maximum doit être limité à quelques documents significatifs, principalement pour rendre plus évidente l’information contenue dans le timbre.

C’est ainsi que pourra être retenue une carte maximum montrant en son entier un tableau dont le timbre ne représente qu’un détailou bien mettre en valeur certains aspects d’un monument non ou peu visible sur le timbre ou même corrigeant une erreur commise par le graveur.

Par contre, pour pouvoir être utilisés thématiquement, les éléments doivent obligatoirement figurer sur le timbre. Ainsi, on ne mettra pas dans une collection thématque sur le chien une carte maximum dont le timbre est un extrait du tableau mais où le chien ne figure que sur la carte support représentant le tableau en son entier.

Nous trouvons ici une bonne concordance sur le thème de "la civilisation romaine à Nîmes" mais pas sur le thème "La Maison Carrée" car ce n’est pas elle qui est représentée sur le cachet : les 3 éléments ne concordent pas. Cette carte ne peut être utilisée en thématique.

Ces règles sont assez contraignantes, mais est-ce à dire qu’il faille rejeter systématiquement toute carte maximum ? Que non pas !

Il ne faut, en règle générale, jamais écarter le matériel philatélique qui peut le mieux faire comprendre l’exposé. Une carte maximum peut fort bien être ce matériel là.

De plus, certaines cartes anciennes, d’il y a 40 ou 50 ans, qui se sont révélées depuis répondre par hasard aux critères des cartes maximum, sont parfaitement valables dans les collections thématiques où elles peuvent améliorer, en outre, le critère condition et rareté.

Voir en ligne : Association Française de Philatélie Thématique

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"La Philatélie Thématique" de Robert MIGOUX Concordance d'oblitération insuffisante.

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